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Cette obsédante mélopée incantatoire dans la nuit

Et ce tonnerre assassin qui me fait peur

Cette brume sur le jardin d'hiver

Et cet ange qui me suit


Ces noce alchimiques qui ne viendront plus

Et ce gouffre qui vient

Ce chuchotement à mon oreille

Et ce cri dans le lointain

Ce sourire niais des imbéciles

Et ces pas dans la neige


Ce fil si ridiculement mince

Au bout duquel se balancent provisoirement

Ma vie et mes amours

Au-dessus d'un vide immensément vertigineux


Et cette histoire, mon histoire,

Si ridiculement unique

Parmi six milliards d'autres


Ces guerres érigées, grâce au progrès,

En horreur systématisée

Avec tous ces charognards

Qui en tirent profit


Tous ces vieux

Qui n'en finissent plus de mourir

Et cette jeunesse

Si facilement et si bêtement

Happée par la modernité


Cette féerie dans un seul

Crystal de neige

Et le regard si triste de mon chat


Cette crevasse qui s'étend

Et tout ce blanc qui se répand

Cette assourdissante certitude

De ma mort


Et sa scandaleuse façon de m'épier


Cette oppressante vision

De l'irrespirable laideur

Et cette solitude

À me broyer le coeur


Cette ombre invisible

Portée par l'angle mort des choses

Et ce regard perché sur le néant

 


Cette feuille qui frémit dans le vent

Et cette amertume qui m'éteint

Ces aurores aux lumières si fines

Et cette joie si lumineuse

Ce petit grain de sable

Qui contient tout l'Univers

Et cette passante que je croise


Cette seconde qui passe

Aussitôt évanouie

Dans l'éternité de l'espace-temps

Et cette lancinante spirale

Qui nous ramène toujours

En périphérie de l'Ennuie


Cette innocence perdue

Et cet enfant qui s'émerveille

D'un papillon


Ces amas chaotiques d'humains

Délirant dans la bêtise

Et cette vanité qui me fait écrire


Ce geste de tendresse

Et cette glissade imparable


Tous mes rêves jonchant

La voûte céleste du silence

Et cette douce pluie

Qui s'amène dans la nuit


Ce pas si sûr et pourtant si fragile

En surplomb sur l'abîme

Et cette ombre du jour

Qui grignote déjà mon âme

Ces impossibles arches d'alliance

Dansant dans l'air brûlant du désert

...et cet oiseau que guette le chat


Cette vie qui tient du miracle

Et tous ces amis perdus...

Ta présence si...nécessaire


Cet impératif puissant

De chercher le souffle

D'empires très lointains

Pour mieuxsupporter

L'Effroyable Imposture

De l'Amour et de La Vie