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 Les Arches Tragiques

 

 

 

 

 

 Regarde bien l'ami

Et guette le signal

Car la pleine Lune

N'a pas encore bougé

Elle éclaire toujours

L'inépuisable dédale

Que nous devons emprunter

 

 

 

La nuit sera longue

Car les lourdes portes de l'Enfer

Commencent à bouger

Regarde bien le Ciel

Déjà les étoiles

Commencent à tomber

Les temps de rédemption

Sont maintenant révolus

 

 

 

Viennent les temps de souffrance

Alors que d'étranges caravanes

S'évanouissent dans le lointain

Au-delà

Des horizons verts

Et que l'ombre de mon âme

Portée par le souffle

Brûlant du désert

Hante les profonds canyons

Des mésas tibulaires et secrètes

 

 

 

Mais je sais que demain

S'ouvriront devant moi

Les steppes infinies

Au ciel si vertigineusement

Vastes et vides

Et que tous ces cadavres

Qui fermentent

Dans les strates torturées

De ma mémoires

Vont alors s'avérer

D'une légèreté insoutenable

 

 

 

Et pourtant...et pourtant

Malgré mon regard

Si immensément

Noyé dans la solitude...

 

 

 

 

 

Malgré mon regard

 Si immensément

Broyé par la tristesse

J'ai au fond de moi

Le souvenir ondoyant

De palais si illimités

Dansant dans l'air sulfureux

Du désert...

J'ai au fond du coeur

L'amour aux yeux de braises

Phosphorescentes...

 

 

 

Et je te verrai encore

Telle une fragile mécanique de velours

Immobile

Murmurant le charme lunaire

De ces sublimes nuits si bleues

Des temps très antiques

Des bruines tintinnabulantes

Sous ces arches noires

Aux profondeurs si tragiques